Le Seigneur sait attendre

Témoignage d’une «  jeune » baptisée

Née en 1958 dans une famille athéiste, j’ai vécu une vie bancale, aspirant à autre chose qu’à la conception d’un monde  dénué de la lumière et de l’Amour  de Dieu.
Je me souviens que j’ai rencontré, à 7-8 ans, une famille chrétienne : j’avais une amie, Muriel, qui avait été adoptée par un couple de pasteurs. Quand j’entrai dans leur maison, une bouffée d’air pur me tenait jusqu’à la prochaine visite et je mis au point mes B.A quotidiennes grâce à cette famille et aussi par la proximité d’une camarade de classe,  Jeanne-Marie, qui était chez les Scouts, enfin, les Jeannettes  et qui m’avait parlé des Bonnes Actions. Je m’appliquais chaque jour à réaliser un acte désintéressé et généreux .Et Dieu m’attendait…

A 12 ans, j’eus un terrible accident de montagne qui se solda par un scalp, un bras cassé et la gangrène dans l’autre. Miraculeusement, celui-ci  fut sauvé de l’amputation in extremis par un retour à la normale, inexplicable médicalement. De plus, le professeur  Henri Bèzes, chirurgien à l’Hôpital –Sud de Grenoble, fut absolument extraordinaire, brossant et nettoyant  mes vaisseaux sanguins un à un  et recousant mon cuir chevelu de manière à ce que, même avec l’âge, les gens ne voient pas la dentelle de cette couronne sur mon front…
Je vécus cet épisode comme un miracle en cascade et sortis de l’hôpital  au but de trois semaines seulement mais, perdue dans les histoires de remariage de mon père et des douleurs physiques et psychologiques de ma mère, je fis attendre Dieu et Dieu m’a attendue !

A 17 ans, je vis un reportage sur Mère Térésa  et je me dis que c’était cette vie là que je voulais mais, que, comme je ne croyais pas Dieu, c’était impossible !

Hélas, au lieu de comprendre que Dieu m’attendait et me tendait les bras, je « tombai » dans ceux d’un garçon au mariage de ma meilleure amie et chutai dans la spirale descendante de l’amour humain 

A 24 ans, après bien des histoires sans suite, je me mariai avec Eric mais pas à l’Eglise à cause de nos parents respectifs et de nos convictions philosophiques du moment. A 25 ans nous partîmes tous les deux à l’Ile de la Réunion comme journalistes puis professeurs remplaçants.
A trente ans, je connus la foi et mis tout mon cœur, tout mon être au service de ce que je croyais au-dessus de tout bien, l’adorable et terrible « Mère Divine » des Hindous.

ET… Je ne fis pas le bien que je voulais faire et fis le mal que je ne voulais pas faire, je crus que je pourrais changer le monde et me battis  seule contre les démons sans comprendre qu’ils  se servaient de moi en me faisant croire que je pourrais faire seule ce que je ne pouvais pas faire seule.
Et Dieu attendait patiemment que je me réveille…

Et au bout de 33 ans, de multiples séjours en psychiatrie, de multiples séjours en Inde, de multiples chagrins existentiels, de multiples expériences où Dieu me donna de multiples preuves de son existence et de son amour pour moi, brebis perdue dans un troupeau de loups, oui, au bout de 33 ans et dans des circonstances inimaginables, Dieu vint me chercher au cœur même du lieu où l’on voulait ma mort et où on la fomentait. J’étais en train d’écrire un livre et  le jour suivant la phrase «  Tout ce que je cherche est Jésus, tout est  Jésus », alors que j’habitais en Inde et que j’allais partir au Sri Lanka pour faire proroger mon visa et rester un an supplémentaire en Inde, au lieu de cela, je pris l’avion pour la France le 4 Mars 2020 et c’était le dernier avion avant le confinement !!!

J’atterris à Paris sans aucun contrôle sanitaire mais ne pus repartir comme prévu… Eh oui, Jésus veillait au grain et il ne me laissa pas repartir dans le désordre de ma vie. Il m’amena à l’Eglise de Saint-Jean de Malte à Aix en Provence et c’est là que je frappai, ou plutôt sonnais à la porte. Et Jacqueline m’ouvrit, le Frère Daniel m’ouvrit, la famille chrétienne m’ouvrit, Dieu m’ouvrit grand ses bras et sa porte et me sauva. Je rentrai en catéchuménat et cheminai grâce à Jacqueline qui m’initia à la Bible et je renaissais à chaque séance, comme un puzzle intime qui se déroulait dans la lumière de la Parole. Je me reconstruisais. Je vécus ce parcours comme le Petit Poucet et ses petits cailloux et même les moments les plus douloureux de ma vie, la perte de mes deux enfants  chéris, adoptés et enlevés par Eric lorsque j’étais malade, la privation de mon métier d’enseignante que j’adorais et le renoncement à cet amour fou platonique et immense à mon amiour Marc, tout cela trouvait pace dans le dessein de Dieu et dans Le Livre de Sa Parole. Et chaque jour, la profondeur de ma relation avec Dieu se concrétisait et augmentait de façon exponentielle…

J’allai à Lourdes fin juillet 2021 avec une amie et là, je fis la rencontre de Kateri  Tekakwitha , dans les grands présentoirs de Saints exposés dans la basilique Saint Pie X. Je fus absolument subjuguée par cette Sainte Amérindienne qui vécut au 17 ème siècle et ce fut un véritable coup de foudre. Je décidai  d’adjoindre son prénom au mien à mon baptême et cela fut agréé par le frère Daniel. Le baptême fut programmé pour Pâques, soit à la vigile pascale du 16 Avril 2022.
Cherchant des renseignements complémentaires sur Sainte  Kateri  , je lus des articles sur Intenet, très intéressants, et appris par hasard  que sa fête se célèbre .. Le 17 Avril !!

Je fus donc baptisée Claire-Kateri la veille de sa fête, le jour de Pâques !!

Je vécus ce double évènement dans une joie inexprimable et un an après mon baptême , le jour de la Sainte Kateri 2023, j’ai fait des vœux privés et suis devenue laïque consacrée. C’est pour moi un engagement total et définitif à l’appel de Dieu qui a su attendre tant et tant d’atermoiements et de retards, d’avancées et de reculades, de prises de conscience et de d’actes insensés, tant de temps, tant de pleurs, tant de désespoir et tant d’espérance ! Dieu, mon Dieu, mon Jésus, enfin unie à Toi pour toujours, dans l’adversité et dans les grâces, Dieu, mon seul Amour, mon seul but, mon seul ami, toi qui as pris toute la place, je te convie encore une fois à prendre mon cœur tout-entier et à me mener vers la Lumière dans la foi joyeuse de mon amour de toi. Car, comme le dit Saint-Jean de la Croix :« Je meurs de ne pas mourir » et je te cherche jour et nuit dans la beauté de Ta présence et de la Vérité, au-delà de toutes les galaxies, Lumière absolue bien au-dessus de la lumière intelligible.
Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai toujours et, pour fêter l’anniversaire de ma consécration et les deux ans de mon baptême, je t’offre ma vie, fais-z-en ce que tu veux, pour la victoire du Bien et de la Paix. Que Ta seule Volonté soit faite. Je saurai attendre…
Amen 

Claire Kateri

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